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Découvrir les Pyrénées-Orientales (66) pour la pêche

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Pêche sur la rivière Têt dans les PO 66

Les Pyrénées-Orientales proposent une diversité de parcours et une richesse de populations piscicoles impressionnantes. Les salmonidés sont bien sûr présents sur la majeure partie du territoire. La Têt, le Tech, le Sègre, l’Aude, les lacs de montagne nous offrent de nombreuses possibilités d’aller à la rencontre de farios sauvages et combatives.

Les pêcheurs de carpes et de carnassiers ne seront pas en reste, avec des plans d’eau réputés et les parcours aval des fleuves côtiers qui peuvent révéler de belles surprises. 

Sans oublier la pêche en mer ! Là aussi, les passionnés n’auront que l’embarras du choix pour les spots de pêche et les espèces de poissons à cibler. Voici donc quelques pistes pour vous aider à découvrir ce magnifique département avec vos cannes à pêche.

La pêche de la truite dans les Pyrénées-Orientales

La Têt est un fleuve côtier de 115 km de long, qui occupe la partie centrale du département, qu’il traverse d’ouest en est. La Têt prend sa source au-dessus du lac des Bouillouses, aux pieds du massif des Carlits. Il est classé en première catégorie piscicole jusqu’à Ille-sur-Têt. C’est d’abord un torrent pyrénéen qui se jette dans le barrage des Bouillouses. Jusqu’à Mont-Louis, la Têt s’élargit quelque peu, mais les courants rapides rythment la descente entre les berges boisées. Jusqu’à Villefranche-de-Conflent, la Têt continue de recevoir des affluents, principalement en rive droite : le profil du fleuve alterne maintenant plutôt entre calmes et gouffres assez profonds. Entre Prades et le barrage de Vinça (et même en aval de cette retenue), le milieu riche permet le développement de salmonidés de très belle taille.

Pêche sur la Têt dans les Pyrénées-Orientales (66)
Aux alentours d’Ille-sur-Têt © Travelers & fish

La Têt est une rivière magnifique pour pêcher la truite fario, ses parcours variés permettent aux pêcheurs de pratiquer toutes les techniques possibles : appâts naturels, mouche, leurres… 3 parcours de graciation sont à disposition des pêcheurs sur la partie amont du cours d’eau, dont 2 à Bolquère (un parcours tous modes de pêche et un autre réservé à la mouche artificielle fouettée), et un à Prades (mouche fouettée également). La Fédération de pêche des Pyrénées-Orientales a par ailleurs travaillé au développement de « parcours de Pêche de Pays » sur son territoire : 3 de ces parcours concernent la Têt, à Thuès, Olette et Serdinya (tous les parcours de Pêche de Pays sont à retrouver sur cette page de la Fédération).

De nombreux affluents de la Têt offrent aussi de belles populations de farios sauvages. On citera par exemple la Lentilla, la Rotja, la Castellane. La Carança est un affluent réputé de la Têt, et c’est aussi une rivière qui se mérite. D’accès difficile, le pêcheur sera aussi un randonneur aguerri dans cette vallée sauvage et isolée, mais les populations de farios pourront récompenser les baroudeurs. Les Gorges de Mantet sont seulement à quelques kilomètres de là : une rivière très difficile d’accès, où les pêcheurs devront avoir des notions d’escalade et être sérieusement équipés (la prudence est de mise !).

Chutes et gouffres sur la Rotja
Chutes et gouffres sur la Rotja © FDPPMA 66

Le Tech, qui prend sa source dans le massif du Costabonne près du Roc Colom, est le plus méridional des fleuves côtiers de la France continentale. Il longe la frontière espagnole sur plus de 80 kilomètres, en traversant les villes de Prats-de-Mollo, Arles-sur-Tech, Amélie-les-Bains, Céret (où il passe en seconde catégorie piscicole). Ce fleuve reste sauvage et assez peu artificialisé, car son cours n’est pas jalonné de barrage, et les pêcheurs trouveront ici de belles populations de farios sauvages. Certaines portions du fleuve se sont forgé une belle réputation, par exemple le parcours de graciation de Prats-de-Mollo (tous modes de pêche autorisés). Le cours d’eau n’est encore ici qu’un torrent, mais les moucheurs (que ce soit en sèche ou en nymphe), les amateurs d’appâts naturels ou de leurres pourront tirer leur épingle du jeu. Plus en aval, le fleuve reste très intéressant à prospecter autour d’Arles-sur-Tech et d’Amélie-les-Bains. La Fédération propose ainsi 2 parcours de pêche de Pays sur le cours d’eau en première catégorie. Certains affluents du Tech pourront par ailleurs révéler leurs lots de surprise : on pense à la Coumelade, au Riuferrer, au Maureillas notamment.

L’Agly, vient des Corbières de l’Aude voisine, se faufile dans les Gorges de Galamus, puis traverse Saint-Paul-de-Fenouillet et Ansignan où il passe en seconde catégorie. La quinzaine de kilomètres de l’Agly classée en première catégorie piscicole dans le 66 est à découvrir pour la truite, de même que ses affluents. C’est en particulier sur la Boulzane et la Desix que l’on pourra rencontrer des farios sauvages, mais aussi le barbeau méridional : le barbeau truité est en effet bien implanté sur de nombreuses rivières du département.

L’Aude, qui traverse le département voisin en lui donnant son nom, est un fleuve bien connu par les passionnés de truite (et d’ombre…). C’est pourtant en Pyrénées-Orientales, sur la commune des Angles – non loin du lac des Bouillouses, que l’Aude prend sa source. Le cours d’eau traverse ensuite les barrages de Matemale et de Puyvalador, avant de changer de département. Ses deux affluents principaux dans le secteur, la Lladure et le Galbe, méritent eux aussi à être connus et prospectés, car ils sont également bien peuplés en poissons sauvages.

C’est aussi dans les Pyrénées-Orientales que voit le jour une rivière bien connue des pêcheurs pyrénéens : le Sègre. Un cours d’eau réputé sur le versant espagnol, mais dont les 20 premiers kilomètres se trouvent de ce côté des Pyrénées, à l’ouest du département dans les environs de Saillagouse et de Bourg-Madame (où on retrouve un parcours de graciation « mouche artificielle fouettée »). De nombreux petits affluents sont à découvrir dans ce secteur, comme l’Angoustrine, l’Eyne, la Vanèra et le Carol, qui rejoint le Sègre en Espagne, après un joli parcours d’une trentaine de kilomètres entre le Lanoux et Latour-de-Carol.

La pêche en lacs de montagne en pays Catalan

Si la pêche des salmonidés en Pyrénées-Orientales offre d’innombrables possibilités en rivières, le choix des lacs de montagne à découvrir laisse aussi rêveur !! Près d’une soixantaine de plans d’eau attendent les curieux et les promeneurs dans le département.

L’un des plus connus est sans conteste le lac de Bouillouses, qui donne son nom aux truites arc-en-ciel de « souche Bouillouse » : il s’agit en effet d’un des seuls secteurs où la truite arc-en-ciel peut se reproduire naturellement en France. Un plan d’eau de 148 hectares qui attire chaque saison de nombreux pêcheurs et randonneurs. Dans ce secteur du Carlit situé juste à l’ouest des Bouillouses, d’autres plans d’eau méritent le détour : la Coumasse, l’estany Llat, l’estany de Trebens, le Noir d’en Haut

Pêche en montagne dans le 66
Lac de la Coumasse © Travelers & fish

Le barrage du Lanoux est un autre joyau local pour la pêche en montagne : sur près de 200 hectares, à 2200 mètres d’altitude, on peut rencontrer farios, arc-en-ciel, saumons de fontaine, ombles chevaliers et cristivomers, avec certains spécimens de très belle taille.

Autre secteur à découvrir absolument : les Camporeils. Un groupe de lacs et petits plans d’eau à seulement 2 heures de marche, nichés au cœur d’un cadre naturel exceptionnel.

D’autres plans d’eau de haute montagne sont accessibles en voiture : si la pression de pêche peut y être plus importante, les paysages sont tout aussi impressionnants et les populations piscicoles bien présentes. C’est le cas au plan d’eau de Balcère, situé aux Angles à 1700 mètres d’altitude, qui fait l’objet d’aménagements spécifiques et de déversements réguliers de poissons. Un parcours touristique idéal pour pêcher en famille par exemple (nécessité de se munir d’un ticket journalier). On pourra également citer les plans d’eau de Matemale, Osséja (no-kill mouche et leurres ouvert toute l’année : un luxe en montagne !), Saillagouse, et celui de la Jasse de Calvet, tous situés à plus de 1000 mètres d’altitude (pour plus d’informations sur ces secteurs, se référer à la brochure publiée par la Fédération).

La pêche du carnassier et de la carpe dans le 66

Les Pyrénées-Orientales constituent un territoire d’exception pour la pêche des salmonidés, mais les pêcheurs de carnassier et de carpes trouveront également de quoi assouvir leur passion sur ce département, notamment sur des plans d’eau de seconde catégorie ou sur les parties aval des cours d’eau décrits plus haut dans cet article.

La Têt passe ainsi en seconde catégorie piscicole à partir de l’Ille-sur-Têt. On peut toutefois pêcher quelques kilomètres en amont le barrage de Vinça : une retenue de 177 hectares située à 40 kilomètres de Perpignan, où on peut rencontrer brochets, perches, carpes (ainsi que des truites arc-en-ciel, des farios et des poissons blancs). Le lac des Escoumes situé à proximité immédiate abrite les mêmes espèces de poissons (projet d’ici la fin de l’année 2019 de le dédier à la pêche du bass en no-kill). A noter que vous pouvez retrouver un parcours poissons blancs et carnassiers sur la Têt à Perpignan, un parcours facile d’accès et peuplé d’une belle diversité d’espèces de poissons.

Le pôle halieutique de Millas propose 4 plans d’eau aménagés pour la pêche des carnassiers : brochets, perches et black-bass. Les carpes y sont également bien présentes, puisque le site accueille un Carpodrome (un descriptif du site et surtout des règles de pêche qui s’y appliquent est aussi à lire sur le guide de pêche publié par la Fédération).

Un autre plan d’eau de seconde catégorie d’intérêt pour les pêcheurs est à découvrir à Saint-Féliu-d’Avall : le lac de Bouzigues niché au cœur d’une zone d’intérêt écologique, d’une superficie de 9 hectares, abrite carnassiers, carpes et poissons blancs en bonne densité.

A quelques kilomètres seulement au sud de Perpignan, on retrouve les retenues de Villeneuve-de-la-Raho. Un des meilleurs sites de seconde catégorie du département, avec 3 plans d’eau (sur une superficie totale de 230 hectares) richement pourvus en sandres, brochets et perches. Mais c’est aussi pour la carpe que ce site jouit d’une réputation internationale, puisqu’il accueille chaque année des compétitions de pêche de la carpe, avec un cheptel important de sujets de 10 kg, et des spécimens pouvant approcher les 20 kilos.

Pêche en Pyrénées Orientales (66) sur les lacs de la Raho
Pêche de la carpe sur les lacs de la Raho © Travelers & fish

L’Agly traverse le nord du département, et une bonne cinquantaine de kilomètres de son linéaire est classé en seconde catégorie. Le fleuve reste intéressant pour rechercher carnassiers (en particulier brochets et perches), les carpes et les poissons blancs. Le plan d’eau du barrage sur l’Agly, situé entre Ansignan et Cassagnes, est prisé pour la pêche : 273 hectares de plan d’eau avec de bonnes densités de brochets, perches et carpes. La pêche en barque y est autorisée avec deux nouvelles rampes de mise à l’eau. Plus en aval sur l’Agly, à quelques kilomètres de Perpignan, se trouve le plan d’eau de Rivesaltes : un parcours facile d’accès, où on pourra taquiner perches, brochets, silures, gardons, carpes…

Pour pêcher la carpe, les passionnés pourront aussi s’orienter vers le Tech : deux parcours de Pays sont à disposition des pêcheurs à Ortaffa et au Boulou, avec des poissons combatifs et puissants qui peuvent atteindre les 10 kilos. Dans le même secteur, le plan d’eau de Villelongue dels Monts est également à visiter, non seulement pour ses populations de carpes, mais aussi pour rencontrer brochets, perches, black-bass, sandres et poissons blancs.

Pour retrouver une liste des parcours carpe de nuit sur le département, on pourra consulter cette page du site de la Fédération.

La pêche en mer dans les Pyrénées-Orientales

Le département du 66 dispose d’un linéaire d’une soixantaine de kilomètres de côtes, entre Le Barcarès et Cerbère. La pêche en Méditerranée peut se révéler très productive, les spots de pêche sont nombreux sur le littoral, les techniques de pêche à envisager sont tout autant diversifiées. C’est par exemple en étang (Etang de Salses, Etang de Canet) que l’on pourra débusquer loups, daurades, mulets et anguilles. Les embouchures des fleuves côtiers sont aussi des milieux riches où se développent de nombreuses espèces de poissons. La pêche du bord peut aussi s’effectuer en surfcasting ou sur les jetées : selon les saisons, on visera poissons plats, loups, daurades, sars, saupes, congres, seiches, …

Pêche en mer en pays Catalan
Entre mer et montagnes… © Travelers & fish

La pêche en bateau permet bien évidemment d’ouvrir d’autres perspectives, sachant que les eaux catalanes sont bien poissonneuses. Pêche en dérive à la plombée, jigs, leurres de surface sur chasses, pêche à la traîne selon les conditions et les envies, pour rencontrer maquereaux, dorades, serrans, calamars, pageots, thons rouges, bonites… Pour celles et ceux qui ne disposent pas d’embarcation, il est toujours possible de s’attacher les services de professionnels de la mer, qui sauront mettre leurs connaissances du milieu à notre service.

Liens utiles pour la pêche dans le 66

Le site de la Fédération de pêche des Pyrénées-Orientales vous permettra de retrouver toutes les informations sur la pêche sur ce département, notamment sur le volet réglementaire. On pourra également prendre connaissance du guide de pêche des Pyrénées-Orientales version 2019 et du « petit dépliant », condensé des règles de pêche apportant aussi des précisions sur les lacs de montagne.

Le site Lacs des Pyrénées est une mine d’informations sur les plans d’eau de nos montagnes, et propose des listes de lacs selon les vallées pyrénéennes. Un forum est également à disposition des pêcheurs / randonneurs.

A visiter dans les Pyrénées-Orientales

Entre mer et montagnes, le département des Pyrénées-Orientales dispose d’un panorama de paysages impressionnant. Les randonnées et activités de pleine nature (autres que la pêche !) sont bien évidemment très prisées sur le territoire.

Le patrimoine culturel est tout autant intéressant à découvrir, notamment via les visites de sites historiques : l’abbaye Saint-Martin-du-Canigou, la Forteresse de Salses, le Palais des Rois de Majorque  à Perpignan, ou encore les villes et villages de caractère (Céret, Collioure, Castelnou, Eus, Evol, Villefranche-de-Conflent,…).

La richesse gastronomique catalane saura agrémenter ces visites et activités, entre les vins du Roussillon (Muscat de Rivesaltes, Banyuls, Maury…) et les produits du terroir catalan (huile d’olive du Roussillon, charcuteries, anchois de Collioure, oignon rouge de Toulouges, cèleri d’Elne pour n’en citer que quelques uns).

On consultera le site Pyrénées-Orientales Tourisme pour organiser son voyage sur le volet touristique.

Le Parc naturel régional des Pyrénées-Catalanes est également à parcourir, pour mieux préparer sa découverte du territoire sur les aspects naturels et culturels, mais aussi pour comprendre quelles sont les actions mises en œuvre par les acteurs locaux pour protéger ce patrimoine si riche.

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