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La continuité écologique des cours d’eau

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Barrage sur l’Aphouhoura

Depuis plusieurs années, la Fédération de Pêche des Pyrénées-Atlantiques travaille activement pour la reconquête de la continuité écologique* des cours d’eau. La protection des milieux aquatiques fait partie des missions premières de la fédération qui porte un projet ambitieux de suppression de seuils et barrages.

Un état des lieux pour définir les actions prioritaires

Nous avons eu l’occasion d’échanger avec Nicolas Heitz, chargé de mission continuité écologique : « les techniciens se sont attachés à repérer l’ensemble des dysfonctionnements sur les rivières : présences d’obstacles (seuils, buses…), zones de piétinement de bétail, pollutions éventuelles, transports sédimentaires, hydromorphologie des cours d’eau… Ce travail préliminaire a été effectué pendant 5 ans par des AAPPMA* du département : la majeure partie des cours d’eau des Pyrénées-Atlantiques a ainsi été parcourue, avec la volonté de travailler notamment sur ce champ de la continuité écologique ».

Cet état des lieux a permis de définir 8 ouvrages qui vont faire l’objet de travaux visant à rétablir la continuité écologique des cours d’eau. La suppression de ces seuils ou barrages va ainsi concerner :

  • 4 ouvrages situés sur le bassin versant de la Nive des Aldudes (1 sur le ruisseau d’Ispéguy, 3 sur le ruisseau d’Urdos) ; sachant que la présence de juvéniles de saumons a été constatée sur ce bassin, il est envisageable que la réouverture de ces linéaires contribue à l’augmentation de sa population ;
  • 1 sur la Mouline (affluent de la Nive) ;
  • 2 sur l’Aphouhoura (affluent du Saison) ;
  • 1 sur le Vert de Barlanès.

Nicolas nous explique que « l’année 2017 est consacrée à la réalisation d’études qui devront déterminer les effets liés à la réalisation des travaux. Il s’agira principalement d’anticiper d’éventuelles incidences négatives, afin de proposer des solutions par exemple pour la protection des berges en cas d’érosion envisagée ».

Seuil sur le ruisseau d’Urdo
Seuil sur le ruisseau d’Urdos – © Fédération des Pyrénées-Atlantiques pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique

La concertation qui accompagne ce projet est par ailleurs essentielle. L’ensemble des partenaires territoriaux sont associés à la démarche : syndicats de rivière, collectivités locales, propriétaires des ouvrages, AAPPMA, Agence Française de la Biodiversité (ex-ONEMA), la DDTM et l’Agence de l’Eau Adour Garonne. Ce projet est en effet financé à 100 % (à hauteur de 700 000 €) par l’Agence de l’Eau, qui a lancé un appel à projets pour lequel le projet de la Fédération de pêche des Pyrénées-Atlantiques a été retenu. Ce travail collaboratif permettra d’engager ces travaux dès 2018. Les objectifs poursuivis sont multiples : rouvrir les cours d’eau aux poissons migrateurs (principalement le saumon et l’anguille), permettre la circulation des autres espèces et reconnecter leurs populations, permettre le bon déroulement du transport sédimentaire…

Seuil sur la Mouline
Seuil sur la Mouline – © Fédération des Pyrénées-Atlantiques pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique

Un travail sur le long terme

« D’autres fédérations départementales de pêche se sont également engagées sur ce type de projet », nous précise Nicolas. Nul doute que l’ensemble de ces démarches puisse s’interpréter comme un mouvement d’envergure au niveau national, allant dans le sens de la suppression des seuils ou d’arasement de barrages réalisés de manière concertée, avec comme objectifs de protéger le milieu naturel et de restaurer la continuité écologique de nos cours d’eau.

Pour ce qui est des Pyrénées-Atlantiques, rendez-vous est pris pour l’année 2019 lorsque les travaux seront finalisés. À la lumière du suivi et de l’évaluation qui pourra être réalisée autour de ce projet, il sera ensuite temps de réfléchir à la pertinence d’une deuxième phase de travaux concernant d’autres ouvrages.


Nous remercions Guillaume Barranco et Nicolas Heitz pour avoir pris le temps de nos répondre à nos (nombreuses) questions.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Nicolas Heitz, chargé de mission continuité écologique : 05 59 84 98 50 – n.heitz@federationpeche64.fr



* continuité écologique : La continuité écologique, dans une rivière, se définit par la possibilité de circulation des espèces animales et le bon déroulement du transport des sédiments (source : Ministère de la Transition écologique et solidaire)

* AAPPMA : Association agréée de pêche et de protection des milieux aquatiques

* DDTM : Direction Départementale des Territoires et de la Mer

 

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