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Pêche de la truite en rivière en Lozère

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Pêcher la truite en Lozère sur la rivière Tarn

La Lozère est un territoire atypique, avec la totalité de ses cours d’eau classés en première catégorie et donc abritant des salmonidés. Des rivières d’exception naissent dans ce département, et s’en vont rejoindre les 4 coins de France des centaines de kilomètres en aval. Le Tarn, le Lot et l’Allier font leurs premières armes en Lozère, avant de mêler leurs eaux à la Garonne et à la Loire. Le Chassezac et les Gardons, à l’est du territoire, se dirigent eux vers le bassin du Rhône.

Mais on pourra aussi trouver en Lozère des plans d’eau réputés, ainsi que tous les affluents des cours d’eau précités. Un linéaire de près de 3000 km de cours d’eau classés en première catégorie, et une richesse halieutique qui font de ce département un territoire d’exception pour la pêche de la truite.

La pêche de la truite en Lozère

Le Tarn prend sa source au Mont Lozère à plus 1 500 mètres d’altitude, puis parcourt 380 km en traversant 4 départements pour mêler ses eaux à celles de la Garonne vers Moissac. Le Tarn serpente au sud du département de la Lozère sur une centaine de kilomètres. Les parcours de la rivière sont variés en Lozère, car c’est d’abord un ruisseau densément peuplé de petites truites qu’on arpentera vers Le-Pont-de-Montvert. La rivière commence à s’épaissir à mesure qu’elle reçoit certains affluents à découvrir pour la pêche, dont le Tarnon vers Florac. Sur ces secteurs, pêches au toc ou à l’ultra-léger peuvent donner de très bons résultats.

Pêche en Lozère sur la rivière Tarn
Le Tarn vers Sainte-Enimie © Travelers & fish

Ce sont ensuite les célèbres Gorges du Tarn, magnifiques, qui voient dévaler à la belle saison de nombreuses embarcations. Des parcours où la pêche en début de saison est très prisée, avec des poissons qui répondent présent. En période estivale, on privilégiera coups du matin et coups du soir. La rivière se prête idéalement à la pratique de la mouche, en sèche ou en nymphe à vue par exemple. La pêche au toc n’est pour autant pas déconseillée… Les leurres pouvant également permettre de débusquer de jolies farios sauvages sur les fosses profondes à découvrir tout au long du parcours.

La Jonte descend du Mont Aigoual et présente un très bon intérêt pour rechercher de belles zébrées. On pourra arpenter la partie aval de la rivière, en dessous de Meyrueis. Les Gorges de la Jonte, avec une rivière difficile d’accès, offrent par exemple un excellent terrain de jeu aux moucheurs malgré des berges encombrées. Il faudra soigner ses approches et ses bas de ligne, quelque soit la technique de pêche…

Pêche en Lozère sur les Gorges de la Jonte
Les Gorges de la Jonte © Travelers & fish

Le Lot est un autre affluent de Garonne qui prend naissance en Lozère. Si cette rivière est très réputée sur sa partie aval pour ses populations de carnassiers, c’est principalement la truite que l’on recherchera en Lozère. La rivière occupe la partie centrale du département, pour un linéaire d’une petite centaine de kilomètres de première catégorie. Des compétitions sportives de pêche à la mouche y sont régulièrement organisées. Une belle diversité d’espèces piscicoles cohabite sur le cours d’eau à l’aval de Mende : fario, barbeaux, chevesnes, vandoises, … A l’amont de la préfecture de la Lozère, le peuplement est quasi-exclusivement composé de truites. C’est dans les environs de Sainte-Hélène que le Lot commence à prendre des allures de petite rivière. Toutes les techniques de pêche sont ici possibles. Le Bramont est un affluent à découvrir pour la truite, qui vient grossir les eaux du Lot vers Balsièges. La partie aval du Lot lozérien mérite à être connue et pêchée : la présence de cyprinidés n’empêche pas la capture de jolies truites sauvages.

La Colagne est le plus important affluent du Lot dans le département. Il s’agit d’une rivière réputée pour ses populations de farios. C’est par exemple dans les alentours de Marvejols, lorsque le Coulagnet et la Crueize ont grossi ses eaux, que la Colagne propose un débit permettant diverses approches. Un no-kill toutes techniques attend par exemple les pêcheurs dans le secteur (le plus ancien parcours de Lozère), sur une portion de 3.6 km, avec de beaux spécimens à rencontrer.

Non loin de la Colagne, au nord-ouest du département, c’est la rivière du Bès qui s’écoule entre Cantal et Lozère. Un cadre exceptionnel pour une rivière disposant d’une très bonne densité de truites farios sauvages. On pourra par exemple prospecter les parcours entre La Chaldette et Saint-Juéry, propices à toutes techniques. Mention spéciale à la mouche lorsque de belles éclosions se produisent. En aval de Saint-Juéry, les Gorges du Bès rendent l’accès à la rivière difficile, la prudence est de mise.

La Truyère reçoit les eaux du Bès dans le Cantal au niveau de la retenue du barrage de Grandval. Une rivière qui abrite notamment de jolis spécimens dans les alentours de Saint-Léger-du-Malzieu. Pêche aux appâts naturels et aux leurres pourront donner de bons résultats. N’oublions pas de mentionner d’autres affluents de la Truyère également bien poissonneux, en particulier la Limagnole, la Mézère et la Rimeize.

Pêcher sur l'Allier en Lozère
L’Allier © FDPPMA 48

L’Allier prend sa source à près de 1500 mètres d’altitude dans la Margeride, au Moure de la Gardille, et parcourt ensuite plus de 400 km pour se jeter dans la Loire près de Nevers. L’Allier fait office de frontière avec l’Ardèche puis la Haute Loire, sur la quasi-totalité de son linéaire lozérien (une bonne cinquantaine de kilomètres). On y recherche des truites fario bien sûr, mais aussi des ombres communs qui peuvent atteindre de bonnes dimensions. Pêche en nymphe à vue de l’ombre dans ces eaux cristallines, recherche de la truite au toc ou au leurre, les possibilités sont ici nombreuses, même si la rivière reste d’une taille modeste… Tout comme sur le Chapeauroux, le principal affluent de l’Allier à découvrir en Lozère.

Pêche de l'ombre commun sur l'Allier en Lozère
Ombre commun de l’Allier © FDPPMA 48

Le Chassezac nait non loin de l’Allier, mais prend une direction opposée pour rejoindre l’Ardèche : le Chassezac est donc un sous affluent du Rhône. De nombreux barrages jalonnent son cours, mais les truites fario sont bien présentes ! On pourra par exemple visiter un parcours sauvage, mais souvent difficilement accessible, entre le Rachas et Pied-de-Borne. Le secteur en amont du Rachas, dans les environs de Prévenchères, est aussi à découvrir. L’Altier et la Borne, qui rejoignent le Chassezac au niveau de la retenue de Roujanel, méritent également le détour.

C’est aussi en Lozère, au sud-est du département, qu’apparaissent le Gardon d’Alès et les Gardons Cévenols (sainte-Croix Vallée Française, Saint Germain, Saint Etienne), avant d’entrer dans le département du Gard voisin. Des cours d’eau cévenols typiques, où les appâts naturels sont efficaces, tout comme la pêche à l’ultra-léger pour prospecter certains gourgs.

Pêche en Lozère sur les Gardons cévenols
Le Gardon de Sainte Croix © FDPPMA 48

Si la Lozère est reconnue pour la qualité de sa pêche à la truite en rivière, il est aussi possible de découvrir différents plans d’eau richement pourvus en fario. On pourra par exemple se diriger vers les lacs naturels de l’Aubrac, à l’ouest du département. Les lacs de Souveyrols et de Saint-Andéol proposent par exemple de bonnes populations de truites et de brochets. L’étang de Bonnecombe est par ailleurs régulièrement empoissonné en truites arc-en-ciel (conditions d’accès réglementées).

Les Cévennes lozériennes offrent, avec le lac de Villefort de 136 hectares, un plan d’eau de tout premier choix pour pêcher les salmonidés. Différentes espèces s’y développent, en particulier truites fario et truites arc-en-ciel. Le plan d’eau du Mas d’Armand (à niveau constant, sur 10 hectares à proximité du lac de Naussac) permet aussi la pêche de salmonidés.

La pêche du carnassier et des cyprinidés en Lozère

Même si dame fario règne incontestablement en maîtresse sur la plupart des eaux de Lozère, les passionnés de pêche du brochet et de la perche pourront trouver de jolis plans d’eau où tenter leur chance.

Le lac de Charpal, d’une superficie de 190 hectares dans un cadre qui n’a rien à envier aux grands lacs canadiens, se situe au centre du département, à 25 km au nord-est de Mende. Le plan d’eau est classé en no-kill intégral, toutes les prises devront donc être remises à l’eau. Le lac de Charpal jouit d’une excellente réputation pour la pêche du brochet, mais perches et poissons blancs sont aussi à rechercher. La pêche ne peut s’effectuer qu’avec des leurres artificiels, avec des hameçons sans ardillon.

Le lac de Naussac s’étend sur une superficie de 1000 hectares au nord-est du département, non loin de la Haute-Loire. Ce sont ici principalement brochets, sandres et perches qui seront ciblés, à près de 1000 mètres d’altitude !

Certains lacs de l’Aubrac sont aussi à découvrir pour leurs populations de carnassiers et de cyprinidés, en particulier le lac de Bord, le lac de Salhiens ou le lac de Saint-Andéol.

A noter que les moteurs thermiques sont interdits sur tout le département, sauf sur la retenue de Villefort.

Liens utiles

Le site de la Fédération de pêche de Lozère vous donnera toutes les informations nécessaires, en particulier sur le volet réglementation.

Cette carte interactive permet de localiser l’ensemble des parcours du département, et d’en savoir plus sur ces spots de pêche, avec notamment des descriptions très précises des cours d’eau.

Une dizaine de guides de pêche vous propose par ailleurs de vous faire découvrir toutes les richesses halieutiques de ce département.

A visiter en Lozère

La Lozère, c’est avant tout des espaces naturels exceptionnels à parcourir, avec un vaste choix d’entités paysagères différentes à découvrir : l’Aubrac, la Margeride, les Cévennes, les gorges du Tarn et les gorges de la Jonte, les Grands Causses, le Mont Lozère…

De nombreux sites de visites attendent également les pêcheurs voyageurs : le Parc des loups du Gévaudan, la maison des vautours, la réserve des bisons d’Europe et autres parcs animaliers consacrés à la faune sauvage. Sans oublier les sites archéologiques (Mausolée Romain de Lanuejols, Nécropole de Cagnot, Jardin archéologique de Javols,…) et les châteaux qui témoignent d’un riche passé historique et culturel (château de la Baume…).

Le site de Lozère Tourisme sera à parcourir pour préparer le volet touristique du séjour, et les autres activités qui viendront peut-être se caler entre 2 sessions pêche. Le site du Parc national des Cévennes est également à consulter, pour mieux préparer sa découverte du territoire sur les aspects naturels et culturels, mais aussi pour prendre connaissance des actions mises en œuvre par les acteurs locaux pour protéger ce patrimoine si riche.

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