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Leçon de pêche sur Flores

Types de pêche : Pêche en mer. Destinations : Portugal.
Panorama de Faja Grande aux Açores

Sur les hauteurs de Faja Grande (© Fish & Child)

Les Açores, neuf îles perdues au milieu de l’Atlantique, entre le Portugal et le continent américain, neuf destinations et autant de paysages différents à découvrir. Des espaces naturels encore préservés et… des poissons partout (enfin presque😊). Disons des poissons dans l’océan, mais aussi — chose plus surprenante — dans les rivières de quelques îles.

Pour ce voyage de 3 semaines en famille aux Açores, j’ai fait suivre dans la valise ma Daiwa Procaster de 2 m40 en 4 brins, spécialement achetée pour l’occasion. J’ai également pris une boîte remplie de poissons-nageurs, jigs et quelques leurres souples. Quelques bobines de fluorocarbone (du 30 au 60/100), une paire d’agrafes et d’émerillons, une petite épuisette pliable complètent ce petit tas de matériel qui va nous suivre sur cinq îles.

La porte d’entrée pour ces îles est naturellement Sao Miguel, et plus précisément Ponta Delgada. Je ne pêcherai pas du bord durant ces 5 premiers jours.

Un spot de pêche très prisé et… poissonneux !

Port de Faja Grande sur Flores (Açores)
Port de Faja Grande

Direction ensuite Florès, la plus lointaine des îles, nous devons y rester une semaine, aussi, ai-je bon espoir de faire mes premières prises ! A peine l’avion posé, nous récupérons notre voiture et nous nous mettons en route Faja Grande où nous passerons 4 nuits. Le jour même, je commence mes repérages. LE spot de la bourgade se situe sur la « zone balnéaire », juste après le Papadiamandis (resto très sympathique) : un endroit un peu abrité de la houle, où il est possible de pêcher 1-2m en surplomb de l’océan, sans trop se mouiller les pieds.

Dès le lendemain matin, me voilà sous la pluie en train d’effectuer mes premiers lancers. Au bout d’une heure de pêche à avoir tenté jigs et poissons-nageurs, je n’ai toujours rien touché ; voici un autochtone qui débarque, visage fermé, qui répond à peine à mon bonjour. Je comprends que je pêche son spot, et donc me décale un peu pour lui laisser la place d’un « geste amical ». Cela me vaut un petit sourire, mais aussi une belle leçon de pêche : il ne lui faut pas 5 minutes pour toucher son premier barracuda, suivi très vite d’un deuxième !! Il pêche avec des jerkbaits d’une vingtaine de cm, qui nagent juste sous la surface, et qu’il s’emploie à ramener en linéaire le plus rapidement possible. Au bout d’une heure, visiblement satisfait de savoir ce qu’il allait manger le soir même, il me laisse seul avec mes doutes. 😊

Mais un autre pêcheur arrive aussitôt, sans canne : juste une bobine de fil, un hameçon, et une espèce de « pâte maison », confectionnée notamment à base de fleur me dira-t-il. Il lui suffira de 5 minutes pour sortir 2 sars (dont un très joli). Il s’en va aussi vite qu’il était arrivé, et je reste là, à me demander comment je me débrouille pour être seul à ne rien prendre sur ce spot qui regorge de poissons. 😊

Je m’entête, passe toute ma boîte de leurres, et finit par apercevoir un joli poisson qui a suivi mon jig Savage Gear Psycho Sprat (coloris « lemon back flash ») jusqu’au bord. Problème : il suit mon jig à chaque coup de ligne, l’examine sous toutes ses coutures, mais ne veux pas lui sauter dessus… Je passe au leurre souple pour attaquer le poisson « au toc » vu qu’il est juste à mes pieds à présent !! Premier lancer, mon One Up (en 4 pouces, couleur « pearl blue flakes ») se fait gentiment découper sans que j’aie pu intervenir !! Je mets alors un Reins (le G-Tail Saturn en 4 pouces aussi) : deuxième lancer, ce leurre est coupé en 2, il ne reste plus qu’un bout de plastique sur ma tête plombée !! Troisième lancer, ce poisson vorace se pique enfin sur ce qu’il reste de leurre. Puissante bestiole que j’amène jusqu’à moi : il s’agit d’une jolie baliste, qui repart à l’eau très vite. Il a fallu se battre pour éviter le capot, même si je m’attendais plutôt à toucher du « bicuda »…

Baliste ou TriggerFish (dit aussi Poisson cochon)
Baliste prise au leurre souple

Le coup du Mérou

Le soir même, quelque peu vexé par la tournure des évènements, je repars voir si LE spot est disponible : baigneurs et pêcheurs sont présents, je me décide à aller pêcher la plage qui se trouve au bout de la route, de l’autre côté de Faja Grande. L’Océan est en forme, ça tape fort, mais je suis seul et surtout bien décidé à laver l’affront matinal. Premier lancer d’un leurre de surface (Storm So-Run Lipless Minnow de 12cm) qui touche à peine l’eau au milieu de l’écume des vagues : je prends une secousse d’anthologie, et me fais casser aussi sec au niveau du fluorocarbone attaché à l’émerillon !!! Journée noire je le sens.

Je continue à prospecter sans qu’il ne se passe plus rien, et je m’acharne à faire pêcher des leurres qui n’ont jamais eu leur chance auparavant : en voici justement un tout rose que j’ai acheté voici 15 ans en Bourgogne, et qui est resté soigneusement dans sa boîte. Il a pris l’avion avec nous au dernier moment des préparatifs, sur un coup de tête, il restait un peu de place dans la boîte… Il justifie aussi sec son trajet : en le ramenant à quelques mètres de moi, entre les cailloux, dans 1 mètre d’eau, un mérou E NOR ME (une grosse trentaine de centimètres on va dire😊) s’en empare : improbable non ?? Jamais vu de mérou d’aussi près : petite photo obligatoire avant remise à l’eau. C’est beau un mérou !

côte de Faja Grande - Flores (Açores)
« Le coup du Mérou »

leurre

Mérou

La dernière chance

Le lendemain matin, je veux ma revanche sur LE spot de Faja Grande, je suis un peu têtu, je sais… Je suis présent aux aurores, au cas où mon professeur aurait verrouillé le coup. Il n’en est rien, je suis seul. Je passe 2 heures à essayer tous les leurres qui ont fait le voyage avec moi, je ne prends rien. Et ce qui devait arriver… Mon maître arrive, avec sa femme. Un drôle de petit manège commence alors : il jette une canne, la passe à sa compagne qui ramène le leurre, pendant que lui s’occupe de lancer le leurre sur la 2e canne et ainsi de suite. Et sans exagérer, au bout d’une minute, à l’endroit où j’ai pêché pendant 2 heures, cette dame sort un « anchova » d’une cinquantaine de centimètres. Mon ego en prend encore un sacré coup… Ils enchaînent assez rapidement avec un deuxième bluefish. De mon côté, je les observe, et me demande pourquoi je ne suis pas capable de ramener un fou** poisson !!

Je change de leurre une fois de plus : je mets le cousin du leurre rose, même forme, même format, mais en coloris marron/gris, qui nage 5 cm sous la surface en zig-zag comme un poisson blessé. Troisième lancer et j’amarre (enfin…) un très joli poisson !! Un « Anchova » aussi, bien dodu, je dirais 60 cm environ de muscles qui se débattent à quelques mètres de moi… pour finir pas se décrocher !! J’insiste avec ce leurre qui semble fonctionner. Tout d’un coup, je vois 2 torpilles blanches qui se dirigent vers mon poisson-nageur… c’est la petite torpille qui explose sur le leurre, et que j’arrive (enfin…) à amener à l’épuisette. Pas facile (pour moi) de faire un poisson ici, alors que l’océan semble plein de vie !! M’enfin, j’aurais quand même touché 3 espèces de poisson différentes en 3 petites sessions pêche, de jolis petits poissons. Et surtout des espèces que je n’ai pas l’habitude de rencontrer sur mes spots de pêche habituels.

Et il me reste encore 3 îles à découvrir, donc autant de chances de rencontrer un barracuda ou de gros poissons !!

Anchova
Petit anchova qui finira dans l’assiette de mon « maître »

Guide pratique

Où pêcher en mer sur Flores ?

  • À Faja Grande : le spot décrit ici est très prisé par les locaux et par les touristes. Donc petite pression de pêche, mais qui ne semble pas impacter le stock de poissons présents. Il y a également de nombreuses plages sur Faja Grande. Par contre lors de notre séjour, impossible de pêcher le « front de mer » sur les avancées rocheuses : océan démonté !!

Port de Faja Grande - Flores (Açores)
The « place to fish » à Faja Grande
  • À Santa Cruz das Flores, même si je n’ai pas pêché, le porto de Boqueirao (au fond de l’impasse après le musée de la baleine) et le porto San Pedro semblent être intéressants à prospecter (en tout cas, ils m’avaient été chaudement recommandés par le détaillant local).

Où acheter le permis / du matos de pêche ?

Aucun permis n’est nécessaire pour pêcher en mer, cependant il vous faudra vous en procurer un si vous souhaitez pêcher les eaux douces de l’île.

Il y a, à Santa-Cruz das Flores, un magasin de pêche tenu par un monsieur très sympathique qui saura vous renseigner sur les différents poissons, et techniques à utiliser sur l’île : vous pouvez y acheter un peu de petit matériel et quelques leurres.

Adresse : rua Commandente Souto Cruz à Santa-Cruz

 

Egalement à visiter dans le coin

L’île de Flores est un petit paradis pour les randonneurs, vous trouverez des chemins balisés un peu partout, que ce soit sur la côte ou à l’intérieur des terres.

Si vous souhaitez randonner, pêcher, ou encore faire du canyoning, comptez au moins 5 / 6 jours sur place pour profiter au mieux de ce territoire.

Cascades sur Flores (Açores)
Poço da Ribeira do Ferreiro
Chemin de brouette au-dessus de Faja Grande
Chemin de brouette au-dessus de Faja Grande

NB : Vous trouverez sur notre blog Fish & Child(ren), quelques conseils pour bien organiser votre voyage aux Açores en plein été.

Où dormir ?

La côte de Faja Grande est vraiment la plus belle de l’île, et nous conseillons aux voyageurs de se loger dans cette zone. Nous-même, nous avons logé dans une maison, réservé via Airbnb, sur les hauteurs du village, avec vue sur l’océan … c’était simplement parfait.

Maison airbnb Faja Grande (Açores)
Sunset sur la Casa da Fontinha – Faja Grande (104€/nuit pour 4 personnes)
  • Il est tout à fait possible de camper sur l’île, la plupart des villages proposent un terrain de camping, mais ils semblent souvent être assez « rudimentaires » !

Où Manger ?

Le meilleur restaurant de l’île se trouve être, d’après nous, le Papadiamandis, sur le port de Faja Grande : accueil chaleureux, carte assez diversifiée (ils ont même des assiettes végétariennes – c’est assez rare pour le souligner) et prix très corrects (12€ l’assiette complète en moyenne)

Adresse : rua do Porto, à Fajã Grande

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