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Alaska

Parc national de Denali en Alaska

Parc national de Denali

Situé au nord-ouest du Canada, l’Alaska, vaste comme 3 fois la France, est une destination très prisée pour de nombreuses espèces de poissons : saumons du Pacifique, steelhead, truites arc-en-ciel, brochet…

Les amateurs de grands espaces seront comblés : si le tourisme est très développé, la pêche sur ce territoire permet aussi la découverte d’une nature encore préservée, au cœur de paysages diversifiés et exceptionnels.

Généralités sur la réglementation de la pêche en Alaska

Pour prendre connaissance des règles de pêche en Alaska, on consultera une des 4 brochures éditées par l’Alaska Department of Fish and Game (nord de l’état, sud-ouest, sud-est et « sud-central » – à télécharger sur cette page), en fonction de la destination de pêche choisie.

carte de l'Alaska
© Alaska Department of Fish and Game

La réglementation de la pêche est assez complexe dans cet état américain : s’attacher les services d’un guide ou solliciter une agence de voyages de pêche prend ici tout son sens. Sinon, il est essentiel de connaître les règles de l’endroit où on souhaite pêcher : on consulte tout d’abord la réglementation régionale ; puis on étudie les règles générales et spécifiques de la zone de pêche convoitée. Si cette zone (rivière ou bassin versant) ne dispose pas de législations spéciales (vérifier dans l’index de chaque brochure), alors il faut suivre les règles générales pour les saisons, tailles de captures, limites de possession et méthodes de pêche.


Exemples de règles régionales de pêche qui peuvent s’appliquer

Les règles régionales de pêche s’intéressent beaucoup aux méthodes de pêche autorisées, qui peuvent varier en fonction des régions. À titre d’exemple, pour la région southcentral, dans les eaux réservées à la pêche à la mouche : on ne pourra utiliser qu’un hameçon simple non lesté, et dont l’ouverture entre la pointe et la hampe ne peut pas excéder 9.5 mm (3/8 pouces exactement…). Un lest ne pourra être utilisé qu’à une distance de plus de 46 cm de la mouche (18 pouces précisément).

Il existe d’autres règles liées à la taille et au nombre d’hameçons, qui peuvent varier en fonction des régions. À noter par exemple pour les hameçons multiples utilisés en eau douce, l’ouverture entre la pointe et la hampe ne peut pas excéder 1.3 cm (la moitié d’un pouce exactement – cette règle vaut pour l’ensemble de l’Alaska).

Sauf réglementation particulière, il est interdit de pêcher à 300 pieds (environ 90 mètres) d’un barrage ou d’une échelle à poissons dans les régions du nord, dans le sud-ouest et le centre.

Il est interdit de posséder, transporter, relâcher tout poisson vivant ou des « œufs vivants » de poisson sur l’ensemble de l’Alaska.

Des règles précises sont par ailleurs spécifiées pour les méthodes de pêche autorisées pour la lotte, et pour la pêche du flétan.

À noter également que dans la région sud-est, les appâts sont interdits en eau douce du 16 novembre au 14 septembre.

Chacune des 4 brochures liste ensuite de manière exhaustive l’ensemble des eaux concernées par des règles de pêche spécifiques. Des exemples de réglementations spécifiques sont donnés dans le paragraphe « où pêcher » de cet article.

Panorama de la riviere Toklat en Alaska
Riviere Toklat

Permis de pêche

Une licence de pêche est nécessaire pour les non-résidents âgés de 16 ans et plus qui souhaitent pêcher en Alaska en eau douce ou en eau salée. Cette licence coûte 25 $ la journée, 45 $ pour 3 jours, 70 $ pour 7 jours, 105 $ pour 14 jours, ou 145 $ à l’année.

Tout pêcheur souhaitant conserver une espèce de poisson ayant une limite annuelle doit également avoir un relevé de capture (« harvest record »). Ce relevé est imprimé sur les licences de pêche, et doit être renseigné immédiatement après la capture du poisson.

Les pêcheurs de saumon king doivent acheter un timbre spécial (« king salmon stamp »), sauf pour les saumons king stockés dans des lacs n’ayant pas d’accès à la mer. Pour les non-résidents, ce timbre coûte : 15 $ la journée, 30 $ pour 3 jours, 45 $ pour 7 jours, 75 $ pour 14 jours, 100 $ à l’année.

Les licences peuvent s’acheter en ligne sur le site de l’Alaska Department of Fish and Game.

Les poissons qu’on peut pêcher en Alaska

On peut rencontrer ces 5 espèces de saumon pacifique en Alaska :

Saumon king (chinook – Oncorhynchus tshawytscha) : aussi appelé saumon royal, saumon quinnat,…, c’est l’une des espèces de poisson les plus recherchées par les pêcheurs sportifs en Alaska. C’est en effet le plus grand des saumons et un des plus combatifs. Le saumon king peut atteindre 1m50 et peser plus de 40 kg. L’aire de répartition du saumon quinnat s’étend de l’Alaska à la Californie ; on trouve également ces saumons en Asie, du nord du Japon à la Sibérie extrême-Orientale.

Saumon coho (silver – Oncorhynchus kisutch) : le coho s’éloigne moins des côtes que d’autres espèces de saumons qui peuvent se livrer à des migrations océanes de plus grandes amplitudes. C’est un poisson très apprécié par les pêcheurs. Le coho fréquente de nombreuses rivières côtières d’Alaska : la Péninsule d’Alaska et Kodiak Island abritent par exemple de gros spécimens de cette espèce. Même si le coho est plus petit que le saumon royal, il peut atteindre une taille respectable et dépasser les 10 kg pour les très gros spécimens (poids moyen de 3-4 kg). En Alaska, la pêche du coho est souvent à son apogée en septembre.

Saumon sockeye (rouge – Oncorhynchus nerka) : le saumon rouge est l’un des saumons les plus recherchés, notamment pour la qualité de sa chair, pour son abondance et son accessibilité. De couleur « bleu-gris argenté » lorsqu’il vit dans l’océan, les géniteurs ont une robe qui devient rouge en remontant vers leur site de reproduction, avec une tête de couleur verte. La Péninsule de Kenai est une destination prisée par les pêcheurs du monde entier à la recherche du saumon rouge, on se bouscule sur les rivières Russian, Kasilof et Kenai. La baie de Bristol abrite également de belles populations de sockeye. Les prises moyennes oscillent entre 2 et 3 kg, chaque année des poissons de 4 à 5 kg sont capturés.

Sockeye pêché en Alaska
Saumon rouge – sockeye

Saumon chum (dog – Oncorhynchus keta) : c’est le moins recherché des saumons, en raison de ses qualités gustatives moins appréciées, même s’il constitue une importante source de nourriture pour les peuples côtiers du Pacifique. Ce poisson développe des dents ressemblant à des canines pendant la période de reproduction, ce qui peut expliquer son surnom de « dog ». Le chum peut se retrouver sur les mêmes cours d’eau que le coho, même si le coho remonte plus loin les rivières pour frayer, alors que le saumon kéta reste plus proche des eaux salées. Cela est probablement dû à la taille plus imposante du chum, qui a besoin de plus de profondeur pour nager ; sa taille explique aussi le fait qu’il soit le moins « acrobatique » des espèces de saumon du Pacifique. Son poids moyen est de 4 à 6 kg, pouvant monter à 14 kg.

Saumon pink (humpback – Oncorhynchus gorbuscha) : les mâles développent une bosse (hump) pendant la période de reproduction, expliquant son surnom de « saumon bossu ». C’est le saumon du Pacifique ayant la plus petite taille (1.5 à 2 kg en moyenne, individus pouvant dépasser les 5 kg), mais c’est le plus abondant en termes de stock de poisson. Pour se reproduire, cette espèce préfère de larges rivières et ses affluents proches de la mer. La durée de vie du pink n’excède pas les 2 ans. Cette espèce de saumon est régulièrement capturée depuis plusieurs années en Europe du Nord et Grande-Bretagne. Un individu a également été identifié dans le nord de la France à l’été 2017…

Steelhead (salmo gairdneri ou Oncorhynchus mykiss) : le steelhead et la truite arc-en-ciel sont la même espèce, mais l’arc-en-ciel est un poisson d’eau douce seulement, alors que la steelhead est un poisson anadrome (qui migre en rivière pour se reproduire, mais assure l’essentiel de sa croissance en mer). Au contraire des saumons, le steelhead peut survivre à la phase de reproduction, et donc se reproduire plusieurs années. C’est un poisson particulièrement apprécié pour la pêche sportive en Amérique du Nord, réputé pour sa combativité. On peut trouver des steelheads de près de 18 kg, même si son poids moyen se situe plutôt autour de 4 à 5 kg.

Des fiches d’information complètes sur les saumons du Pacifique sont proposées sur ces pages, par Pêche et Océans Canada. Pêche et Océans Canada nous aide également à identifier nos prises : en nous expliquant comment différencier ces poissons en fonction de leurs caractéristiques.

La pêche en Alaska peut aussi cibler de nombreuses autres espèces de poisson : truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss), cristivomer (lake trout, Salvelinus namaycush), truite cutthroat (Oncorhynchus clarkii), omble de fontaine (brook trout, Salvelinus fontinalis), dolly varden (Salvelinus malma), omble chevalier (artic char – Salvelinus alpinus linnaeus), ombre arctique (artic grayling – Thymallus arcticus) brochet (northern pike – Esox lucius linnaeus), inconnu (sheefish – Stenodus nelma), lotte (burbot – Lota lota).

Dolly Varden
Dolly Varden

Où pêcher

Pour pêcher en Alaska, des milliers de lacs et de rivières sont à découvrir, et des dizaines d’espèces de poissons différentes à rencontrer. Impossible bien sûr de tous les lister !! Voici simplement une petite sélection de lieux à visiter, qui nous montre la richesse de ce territoire si particulier.

Bird creek

À moins de 50 km au sud d’Anchorage, coule la Bird creek, cours d’eau rapide et peu profond. La compétition peut être rude entre pêcheurs lors des remontées de saumons cohos. Ce cours d’eau abrite également des chums, pinks et saumons rouges. Au niveau des règles de pêche, consulter la page 45 de ce document. La pêche est fermée entre le 1er janvier et le 13 juillet. La pêche au saumon royal est fermée à l’année. En amont d’une balise de l’Alaska Department of Fish and Game (environ 450 m de l’embouchure), la pêche de toute espèce de saumon est interdite, le terrain est de plus privé (il convient d’avoir la permission du propriétaire pour pêcher). Il est possible de conserver 3 saumons de plus de 16 pouces par jour (40.64 cm), 10 saumons de moins de 16 pouces par jour.

Anchor river

Dans la péninsule de Kenai, à 200 miles au sud d’Anchorage (15 miles au nord-ouest d’Homer), se trouve la rivière Anchor, l’une des meilleures rivières de la péninsule pour la pêche à la mouche. Les 5 espèces de saumon du Pacifique décrites plus haut parcourent ces eaux, ainsi que les steelheads et les Dolly Varden. Sur ce cours d’eau, certains pêcheurs se concentrent sur les steelheads et les saumons cohos de fin août à octobre (septembre étant souvent la période la plus propice). La meilleure concentration de steelheads se trouve en aval de la confluence avec la North Fork (petite rivière qui peut rester « pêchable » en cas d’intempéries… avec de belles populations d’arc-en-ciel). Le saumon king se pêche plus tôt sur cette rivière, entre fin mai et mi-juin. Si on choisit de descendre d’Anchorage en voiture sur la Sterling Highway en direction d’Anchor Point, on passera notamment sur Deep Creek et Stariski Creek. Deux petites rivières très réputées, en particulier pour la présence de steelhead (à remettre à l’eau !) et de cohos.

Les règles de pêche (assez complexes) pour l’ensemble de ces rivières de la Péninsule de Kenai sont à retrouver sur ce document. La pêche est fermée entre le 1er novembre et le 18 mai (en mai-juin, seulement certains jours sont ouverts à la pêche). Les appâts et hameçons multiples ne sont autorisés qu’à certaines périodes. Des règles très strictes sont précisées pour le king ; les truites arc-en-ciel et steelhead doivent être remises à l’eau immédiatement.

Rivière Thorne

Sur l’île du Prince-de-Galles, à l’extrême sud-est de l’Alaska (et donc tout près de la Colombie-Britannique) s’écoule la rivière Thorne. Un parcours accessible depuis la Thorne Bay Road se trouve à tout juste 6 km au nord-ouest du village du même nom, section où il est possible de rencontrer des steelheads (le plus souvent en avril mai). Cette rivière abrite également des saumons coho, que l’on recherchera plutôt de fin août à début octobre. Durant l’été, on pourra se concentrer sur les cutthroats et les Dollies.

Cette rivière fait l’objet de règles de pêche spéciales, à consulter sur la brochure Southeast Alaska, plus précisément sur les pages consacrées à l’île du Prince-de-Galles. À savoir par exemple : tout steelhead capturé doit être relâché immédiatement sur ce parcours ; les appâts sont interdits, seuls les mouches et les leurres artificiels peuvent être utilisés.

Alagnak river

C’est une rivière longue d’une centaine de kilomètres, affluent de la rivière Kvichak, située à 400 km au sud-ouest d’Anchorage. Les pêcheurs viennent y rechercher kings et coho principalement. Juillet est la bonne période pour le saumon royal, avec de nombreux poissons début juillet puis de gros spécimens fin juillet. Les cohos rentrent en scène au mois d’août, jusqu’en septembre. Juillet permet toutefois une « pêche diversifiée », avec une grande variété de saumons présents dans le cours d’eau. La rivière offre également des opportunités de pêche pour l’arc-en-ciel, l’ombre ou la Dolly Varden… Des infrastructures touristiques proposent des séjours sur la rivière Alagnak : visiter par exemple le site de l’ Alagnak Lodge. Les vidéos présentées sur ce site pourraient vous donner des idées de voyage…

Pour les règles de pêche à respecter, on se référera à la page 18 de ce document. À noter par exemple qu’il est interdit de conserver une truite arc-en-ciel entre le 8 juin et le 31 octobre.

Saumons vers Redoubt Bay
Saumons vers Redoubt Bay © State of Alaska/Chris McLennan

Liens vers infos utiles

Alaska Department of Fish and Game propose toutes les informations utiles pour la pêche en Alaska.

Les autorités locales nous proposent un document pour identifier les 5 espèces de saumon du Pacifique.

Un livre complet : Flyfisher’s Guide to Alaska, par Scott Haugen (chez Wilderness Adventures Press Flyfishing Guidebook), qui décrit un nombre incalculable de rivières (caractéristiques de cours d’eau, poissons présents, techniques de pêche à privilégier…).

Northwest Fly Fishing est un magazine très intéressant, dédié à la pêche à la mouche au nord-ouest du continent nord américain. Chaque exemplaire décrit la pêche sur différentes rivières d’une dizaine d’états. En parcourant la liste des anciens numéros, on pourra commander celui consacré à l’un des parcours que l’on souhaite visiter, pour bien préparer son voyage.

Pour des vacances en famille par exemple, les autorités renseignent sur les plans d’eau où des poissons sont stockés : on pourra effectuer une recherche ici en fonction des zones géographiques, des poissons recherchés en particulier.

Les ours sont omniprésents en Alaska. Voici quelques conseils de l’Alaska Department of Fish and Game sur les bons gestes à avoir lorsque l’on pêche en Alaska : AFD & G – fishing with bears.

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