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Yukon

Rivière Porcupine, Yukon

© Didier Larive, Passeport pour le Monde

Le Yukon, situé au nord-ouest du Canada, à l’est de l’Alaska et au nord de la Colombie-Britannique est un territoire à peine moins grand que l’Espagne, mais peuplé de moins de 35 000 habitants.
Territoire montagneux soumis à un climat polaire, le Yukon offre des perspectives de pêche immenses, avec des rivières et des plans d’eau, pour la plupart, épargnés d’une forte fréquentation, au milieu de paysages magnifiques.

 Généralités sur la réglementation

Le guide pêche du Yukon pour la saison 2017-2018 est téléchargeable sur le site du Gouvernement du Yukon.

Au travers de ce guide, les autorités locales distinguent différentes catégories d’eaux : eaux de conservations, eaux de gestion spéciale, lacs ensemencés en particulier. La réglementation dépend du classement de ces eaux (pour les tailles et limites de captures par exemple). Des règles générales (résumées en page 13 du guide) s’appliquent aux eaux qui ne font pas partie de l’une de ces catégories.
Quand on prépare une partie de pêche, il est donc nécessaire de comprendre à quelle catégorie appartient le plan d’eau ou la rivière convoitée.

Eaux de conservation

Les eaux de conservation (une quarantaine de plans d’eau et rivières sont listés en page 15) correspondent à des lieux où les autorités souhaitent reconstituer des stocks de poisson ou des plans d’eau à protéger d’une forte pression de pêche par exemple. Les limites de prise et de possession y sont spécifiques et les hameçons doivent être sans ardillon.

Dans ces eaux il est possible de garder 4 ombres par jour, mais un seul de plus de 48 cm, les autres devant faire moins de 40 cm : les ombres arctiques mesurant entre 40 et 48 cm doivent être remis à l’eau. Tous les touladis mesurant entre 65 et 100 cm de longueur doivent être remis à l’eau (sur les 2 que l’on peut garder, un seul peut dépasser 1 m). Tous les grands brochets mesurant entre 75 et 105 cm doivent être remis à l’eau (sur les 4 que l’on peut garder, un seul peut dépasser 105 cm).

Eaux de gestion spéciale

Les eaux de gestion spéciale font l’objet d’une protection plus importante pour diverses raisons : diminution des « stocks » de poissons, affaiblissement d’une espèce en particulier, etc..

Dans cette catégorie des eaux de gestion spéciale, les plans d’eau sont identifiés par une lettre allant de A à L (liste en page 17 du guide du Yukon), avec pour chaque sous-catégorie une réglementation spécifique.

© Gouvernement du Yukon

À titre d’exemple, pour ces lacs classés en catégorie K : la pêche se pratique seulement avec des hameçons sans ardillons, les touladis doivent être remis à l’eau ; les limites de prise, de possession, de taille des ombres arctiques et grands brochets sont différentes de la réglementation générale.
A noter que les limites de prise quotidienne sont à distinguer des limites de possession (cette expression désignant le nombre total de poissons qu’une personne peut avoir en sa possession, y compris dans son congélateur à la maison).

Le Yukon vu du ciel !
© Didier Larive, Passeport pour le Monde

Lacs ensemencés

Un programme d’ensemencement de lacs est porté par Environnement Yukon et la Yukon Fish and Game Association. Les objectifs principaux sont de faciliter l’accès des lieux de pêche, de permettre de « bonnes pêches », mais aussi de réduire la pression de pêche sur certaines espèces indigènes (comme le touladi).

À noter qu’il existe un guide la pêche à la ligne dans les lacs ensemencés du Yukon, téléchargeable ICI.
Dix-neuf lacs (répartis en 3 régions) y sont ainsi répertoriés, avec carte et photographies des lacs, ainsi que les espèces de poissons présentes et des informations pour se rendre sur les plans d’eau. Des conseils de pêche sont également prodigués.
Des règles particulières de pêche, notamment concernant les limites de captures, s’appliquent sur ces lacs, mais il suffit d’être muni d’un permis de pêche du Yukon pour y accéder.

Fermeture de la pêche

Il existe des plans d’eau où la pêche est interdite. Vous trouverez tous les renseignements nécessaires sur ces lieux ICI.
Aussi, lorsque le nombre de saumons en montaison est plus bas que prévu, il est parfois nécessaire d’interrompre à court préavis la saison de pêche : documents et avis de pêche ici.

Le « Guide de la pêche au Yukon – points saillants du règlement » propose également des informations sur les droits et responsabilités du public sur les terres des Premières nations, la pêche sur la glace, la prise de poisson muni d’une étiquette ou sur les « bienfaits et risques liés à la consommation du poisson pêché au Yukon ».

Permis de pêche

Toutes les informations relatives aux permis sont résumées sur cette page : Permis de pêche du Yukon (les permis sont valides du 1er avril au 31 mars – prix en dollars canadiens).

  • Pour les étrangers (y compris les États-Unis), les tarifs sont les suivants : 35 $ pour le permis annuel, 20 $ pour 6 jours de pêche et 10 $ pour le permis journalier.
  • Pour les résidents du Yukon et de l’Alaska : le permis pour la saison coute 15 $.
  • Pour les autres canadiens : 25 $ la saison, 15 $ les 6 jours et 10 $ la journée.
  • Pour les mineurs (moins de 16 ans) et les personnes âgées (65 ans et plus) du Yukon, la pêche est gratuite.
  • Pour les mineurs étrangers, il n’est pas non plus nécessaire d’avoir un permis (sauf pour garder ses prises, dans ce cas, il faut être accompagné par un titulaire de permis de pêche).

Pour pêcher le saumon, il faut également « être titulaire d’une carte valide d’enregistrement des prises pour la conservation du saumon au Yukon (sauf pour le saumon kokani dans les lacs) ». Ces cartes sont valides du 1er avril au 30 novembre.
Le tarif est alors de 10 $ pour les résidents du Yukon et de l’Alaska, 20 $ pour les autres Canadiens et 50 $ pour les étrangers.

Le permis de pêche sportive du Yukon n’est pas valide dans les parcs nationaux Kluane, Ivvavik et Vuntut (se procurer un permis de pêche spécial au bureau de ces parcs).

Il est possible d’acheter ces permis en ligne sur le site Pêches et Océans Canada, via le Système national d’émission de permis de pêche récréative.

Pour pouvoir pêcher dans certains plans d’eau ou autrement qu’à la ligne, il faut se procurer un permis supplémentaire (gratuit) de pêche sportive. Ce document comporte une partie intitulée « journal de pêche », qu’il faut remplir et retourner à Environnement Yukon en fin de saison.
Ce permis de pêche sportive est nécessaire pour pêcher les lacs Tetl’áman (Tatlmain) et Wellesley (en plus du permis du Yukon), pour pêcher le grand corégone ou le meunier à l’épuisette dans certains lacs, pour pêcher la lotte à la ligne fixe, ou pour « casaquer* le cisco » pour appâts du pont de Tagish ou du pont piétonnier de Carcross (rivière Nares – 5 ciscos maximum, tués avant de les utiliser, car il est illégal au Yukon de se servir de poissons vivants comme appâts).

la rivière porcupine
© Didier Larive, Passeport pour le Monde

Liens vers infos utiles

  • Le gouvernement du Yukon propose, dans le lien suivant, des conseils de pêche sur différentes espèces de poissons qui peuplent ses eaux : touladi, ombre arctique, brochet, corégone, omble, omble à tête plate, truite arc-en-ciel, lotte, « inconnu » (famille des corégones) et le saumon : méthodes de pêche
  • Vous trouverez via ce lien également proposé par le Gouvernement du Yukon – http://www.env.gov.yk.ca/fr/ – des informations spécifiques concernant la consommation du poisson pêché au Yukon (présence de mercure, botulisme par exemple).

Ils vous parlent du Yukon…

  • Ce n’est pas un petit tour de canoé que Didier a fait au Yukon, mais 400 km de canoé ! Il est rentré de ce périple avec d’incroyables photos (qu’il a eu la gentillesse de partager avec nous), mais aussi avec un superbe récit que vous pouvez lire ici : Passeport pour le Monde
  • Cédric a passé une année en PVT au Canada, c’est au Yukon que son blog est né et que son cœur de voyageur est resté ! Ses péripéties sont à découvrir sur From Yukon, le blog de tous les Voyages !
  • Emylie est québécoise, mais après un an à découvrir l’Europe, elle a posé ses valises au Yukon. Ainsi est née La Yukonnaise ! Une mine d’or pour celui qui se lance seul dans le Grand Nord canadien.
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*Casaquer : tirer la ligne d’un coup sec afin d’embrocher une quelconque partie du corps à l’aide des hameçons nus